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L'Allemagne se rend aux urnes...

L'Allemagne se rend aux urnes...

En septembre 2021, à la suite des élections législatives qui ont correspondu au départ d’Angela Merkel de la vie politique allemande, le Parti socialiste allemand, arrivé en tête du scrutin avec 25 % des voix, juste devant le Parti chrétien démocrate qui avait réuni 24 % des suffrages, a décidé de renoncer à la grande coalition qui était jusqu'alors au pouvoir, considérant celle-ci comme en partie responsable de l'effritement des grands partis au profit, notamment, de l'extrême droite de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD). Les Socialistes ont préféré constituer une coalition hétéroclite avec le Parti vert et les Libéraux (FDP), sous la direction du socialiste Olaf Scholz.

Cette coalition, toujours tiraillée entre les objectifs contradictoires des Verts et des Libéraux, notamment en matière économique ou de politique migratoire, a fini par éclater en novembre 2024, sur la question du budget. Le 16 décembre, sur le fondement de l'art. 68 de la Loi fondamentale, le chancelier a posé la question de confiance au Bundestag, qui l'a logiquement rejetée, puis demandé au Président fédéral, Frank-Walter Steinmeier, la dissolution du Bundestag. Celle-ci a été prononcée le 27 décembre 2024, ouvrant ainsi la porte à des élections législatives anticipées qui se tiendront le 23 février 2025, dans trois semaines.

L'Allemagne retrouvera sans doute une certaine stabilité dans le cadre d'une coalition conduite par les Chrétiens-démocrates, qui devraient arriver en tête du scrutin, avec 30 % des voix, sous la direction de Friedrich Merz, géant d'1,98 mètre, longtemps rival d’Angela Merkel et représentant une droite plus conservatrice. Il se démarque notamment en proposant une politique d'allègement des charges et de réduction des prestations sociales pour répondre à la récession que traverse le pays.

Le second parti devrait être l'AfD, parti d'extrême droite qui, avec 20 % des suffrages, doublerait son précédent score. Mais malgré des rapprochements ponctuels, comme celui qui a agité le monde politique allemand cette semaine, lorsqu'une motion déposée par les Chrétiens démocrates en faveur d'un contrôle accru des frontières a été votée avec les voix de l'AfD, il y a peu à parier sur une coalition CDU/CSU avec l'AfD qui défend une politique pro-russe en Ukraine, avec l'improbable soutien de Elon Musk.

C'est donc du côté de la gauche que les Chrétiens démocrates devront trouver un allié. Deux possibilités existent puisque celle-ci est divisée entre les Verts, que l'on annonce à 14 % et les Socialistes à 15 %.

Dans un cas comme dans l'autre, la disparition des Libéraux non seulement du gouvernement mais probablement aussi du Bundestag, ainsi que la personnalité de Friedrich Merz, devrait conduire l'Allemagne à reprendre une place plus active au sein de l'Union européenne, notamment en soutenant la constitution d'un fonds européen alimenté par un emprunt commun en matière de défense, qui pourrait constituer un modèle à suivre pour accompagner également la transition écologique, dans la ligne du Green New Deal de l'administration Biden aux États-Unis.

La relation franco-allemande pourrait aussi connaître un regain avec ce nouveau gouvernement allemand, mais il faudrait que la France retrouve de son côté une certaine stabilité politique et une possibilité d'action. Or la vie politique française semble loin d'exprimer la maturité dont l'Allemagne donne l'exemple en matière de coalition et il est à supposer qu'elle restera paralysée jusqu'aux prochaines élections présidentielle et parlementaires

David Capitant, président d'ARRI

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