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Vers la prochaine guerre... Quelles réponses pour l'Europe ?

Vers la prochaine guerre... Quelles réponses pour l'Europe ?

par Nicolas Tenzer,

président du Centre d’étude et de réflexion pour l’Action politique (CERAP)

Déjeuner débat du 2 décembre 2025

organisé en partenariat avec l’Automobile Club de France

« L’attaque russe en Ukraine était annoncée. Nous ne savions pas comment et quand ».

L’attaque russe à grande échelle, commencée le 24 février 2022, mais qui n’est jamais que la suite de la guerre contre l’Ukraine débutée en 2014, ne fut pas une surprise. Elle était annoncée, mais nous ne savions pas comment et quand elle aurait lieu.

Vladimir Poutine a déclenché une guerre totale contre l’Ukraine et contre le monde. Une guerre contre les principes fondamentaux de la liberté et de l’humanité. Cette attaque n’est pas inédite. En effet, « l’’attaque de l’Ukraine est une intensification des guerres de Poutine » dans le prolongement de la seconde guerre de Tchétchénie, de l’annexion de facto de 20 % du territoire de la Géorgie en 2008, de l’annexion de la Crimée eu du Donbass en 2014, du soutien au régime de Bachar el Assad en Syrie, des interventions de mercenaires russes en Afrique…

« La guerre est de retour en Europe ». Le chef d’état-major des armées, Fabien Mandon, estime que nous devons nous préparer face aux menaces de guerre (cf. son allocution lors du Congrès de maires de France, 18-20 novembre 2025). « Personne n’a jamais gagné une guerre en refusant de la faire » affirme Nicolas Tenzer, dans le prolongement des propos du général Burkhard.

Le poutinisme est un nihilisme radical…

La nature du régime poutinien est criminelle. Poutine est impliqué dans toutes sortes de trafics. Les personnes mises en avant dans son entourage entretiennent des relations avec des groupes mafieux comme l’atteste « Les hommes de Poutine », l’ouvrage de Catherine Belton, journaliste britannique, ancienne correspondante du Financial Times à Moscou,

L’idéologie de Poutine n’est pas facile à cerner. Peu d’ouvrages qui pourraient la rendre lisible, n’existent pour l’instant. Il y a certes les discours de Poutine dans lesquels il fait souvent référence au nazisme. Nicolas Tenzer montre dans Notre Guerre, le Crime de l’oubli (2024) que le poutinisme est « une idéologie nihiliste radicale liée intrinsèquement à un homme et qui s’est progressivement construite pour se substituer au communisme disparu ».

De la réécriture du pacte Molotov-Ribbentrop à la réhabilitation de Staline, le révisionnisme historique de Poutine va de pair avec son révisionnisme territorial appuyé par l’eurasianisme que la formule d’Alexandre Douguine résume parfaitement « L’Europe de Lisbonne à Vladivostok ». « L’empire russe n’a pas de frontières », peut-on lire aussi sur de nombreux panneaux en Russie, reprenant la formule du chef du Kremlin.

Poutine serait proche d’un groupe de motards russes ultranationalistes aux allures gothiques, défenseurs de l’identité russe, les Loups de la Nuit. Il a, lui-même, roulé côte à côte avec eux notamment lors d’une parade en Crimée en 2019.

Il s’appuie en outre sur l’Église orthodoxe (soutien ancien du KGB, devenu FSB). Poutine a aussi réhabilité l’ancien nazi russe, Ivan Ilyin. Son ancien « confesseur », l’évêque Tikhon, reprenait régulièrement aussi tous les tropes antisémites.

L’OTAN et l’UE ont pratiqué la politique de la main tendue envers la Russie.

Les Européens et les Américains ont pensé qu’ils pouvaient conclure un accord avec les Russes, que la « Russie était un pays trop important pour se fâcher avec lui ». Aucune conséquence n’a été tirée des menaces révisionnistes sur la sécurité en Europe proférées en 2007 lors de la Conférence de Munich. Au tout début de la guerre en Ukraine, ils ont continué à le traiter comme un interlocuteur normal.

Rappelons qu’en 2008, George W. Bush n’est pas intervenu lorsque la Russie s’est appropriée des provinces géorgiennes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie et qu’en 2009, en dépit de cet état de fait, Barack Obama a lancé « un reset des relations avec la Russie ». En 2023, la Russie a été invitée au sommet de l’APEC par les États-Unis ; Poutine a aussi participé au G20 virtuel…

Rappelons également la rencontre entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine au Fort de Brégançon en 2019. Le président Macron aurait alors souhaité « une nouvelle architecture de sécurité et de confiance entre l’Union européenne et la Russie ». Cela n’a évidemment rien donné, comme cela fut d’ailleurs annoncé à l’époque…

« Plus on cède, plus la Russie avance ». Poutine a rétabli des zones d’influence, exercé sa domination dans des États de son proche voisinage. De processus démocratique, il n’est pas question. Poutine craint surtout la contagion démocratique d’États libres à ses frontières.

Le projet de Poutine n’est pas « celui d’une fondation mais celui d’une dé-fondation ». Le maître du Kremlin conduit un combat contre les valeurs démocratiques et libérales et l’ordre international qui en découle.

Poutine n’a aucune intention de faire la paix. L’Ukraine résiste.

Si l’on croit au droit international, il faut que les principes soient respectés. Or ce qui se passe en Ukraine est « un crime d’agression », qui a permis, sur une vaste échelle, la perpétuation par les Russes de « crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, et d’un crime de génocide, tous parfaitement documentés ». Nicolas Tenzer dit que là, « le crime est le message ». L’assassinat de centaines de milliers de personnes est un marqueur stratégique.

La Russie occupe 19,3 % du territoire ukrainien, et dans les territoires conquis, des exécutions sommaires, des viols, des déportations d’enfants, des actes de tortures, des arrestations arbitraires sont perpétrés par la Russie.

Les négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine sont sans issue. Poutine n’a aucune intention de faire la paix et les Européens n’osent toujours pas répondre militairement de manière directe à l’agression de la Russie, laquelle va reconstituer ses forces et les utiliser contre ces derniers. Quant au positionnement des États-Unis de Trump, il est pour le moins favorable à Moscou.

Par ailleurs, la Russie est entrée de plain-pied en économie de guerre, TOUT est sacrifié au profit de la guerre, et la militarisation du pays menace les autres secteurs de l’économie russe laissant augurer de sombres perspectives. La paupérisation de la Russie prend, en effet, de de plus en plus d’ampleur ; s’y ajoute l’exil de nombreux cerveaux, en réalité depuis plus de quinze ans. La Russie pourrait devenir à terme « un trou noir » et perdre tout ce qui lui reste de son influence et de sa puissance.

L’Ukraine résiste et dispose d’une armée aguerrie, de loin la meilleure en Europe aujourd’hui. Elle attaque la flotte fantôme russe, des dépôts de carburant, des raffineries et des bases militaires avec succès. Elle a la maîtrise de la Mer noire. Elle développe ses propres technologies et maîtrise, entre autres, la fabrication des drones mieux que n’importe quel autre pays dans le monde.

« La prévention par la guerre, la seule façon de la gagner »

Les sanctions des pays occidentaux à l’égard de la Russie sont fortes. Elles tiennent et sont renouvelées mais elles demeurent insuffisantes.

De plus, les États membres de l’UE sont divisés. Certains d’entre eux craignent de participer à la Coalition des volontaires à l’instar de Malte, Chypre, l’Autriche.

« L’Europe de la défense est loin d’être une réalité mais les choses avancent. L’Europe n’a pas à rougir. Ses forces armées sont supérieures à celles de la Russie, même s’il y a encore des failles sur certains segments de l’industrie de défense. De plus, nous avons le droit international pour nous » souligne Nicolas Tenzer. Il déplore par ailleurs « la faute historique de Joe Biden qui n’a pas agi de manière décisive en Ukraine, en tout cas pour défaire militairement la Russie, alors que se profilait Trump II dont chacun connaissait la collusion avec Moscou ».

L’Europe pourrait-elle prendre ses distances avec la Chine et la Russie ? Aura-t-elle la volonté de créer des alliances de revers avec le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, la Nouvelle-Zélande, le Canada, l’Australie pour mieux peser sur la scène internationale ?

Les relations entre la Chine et la Russie

Depuis l’arrivée de Xi Jinping au pouvoir en 2012, la Chine n’est plus celle de Deng Xiaoping, ni celle de Yang Zemin et de Hu Jintao. La Chine veut subvertir l’ordre international, briser les alliances et rendre l’Europe plus faible.

La relation entre la Chine et la Russie est complexe. La Russie est certes un partenaire stratégique dans certains domaines militaires et l’énergie, mais au fond pour la Chine, puissance dominante, la Russie est un « supplétif ». La Chine lui fournit des armes et lui impose des contrats. Xi Jinping éprouve du mépris à l’égard de Poutine. A la fin des fins, c’est la Chine qui sera gagnante.

En conclusion,

« Les États européens voient qu’ils devront assurer par eux-mêmes leur sécurité, mais aussi qu’ils devront s’engager plus, sur d’autres continents, pour éviter que les phénomènes de prédation des richesses et d’influence politique ne minent par ricochet leur propre sécurité (…). Pour ce faire, ils devront acquérir les moyens de la puissance et s’unir pour développer avec une masse critique suffisante les investissements scientifiques et technologiques du futur. La compétitivité future du continent européen ne saurait toutefois être conçue indépendamment d’un projet européen de politique internationale. La guerre qui vient les y conduit… » (Fin de la Politique des grandes puissances, Nicolas Tenzer, avril 2025).

Notes de Geneviève Tinturier

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