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Le Centre des hautes études sur l’Afrique et l’Asie modernes (Cheam)

En 1936, Robert Montagne, officier de marine et sociologue, qui a servi au cabinet du maréchal Lyautey, propose de créer un brevet des hautes études d’administration musulmane qui emporte l’adhésion du gouvernement. C’est la naissance du Centre des hautes études d’administration musulmane (Cheam). Robert Montagne lui assigne la mission de former des « techniciens acharnés à découvrir entre les faits sociaux les liaisons nécessaires, à mettre en commun leurs expériences, à enregistrer les succès et les échecs pour en tirer les leçons… afin de faire tourner ces machineries administratives compliquées de l’État moderne, soumises à rude épreuve lorsqu’elles roulent sur les pistes d’Afrique ... ».

Robert Montagne assure la direction du Cheam jusqu’à sa mort en 1954. La première promotion est admise en novembre 1937, pour trois mois, dans le 6° arrondissement, au 13 rue du Four, dans un immeuble de l’université de Paris. En 1948, les anciens auditeurs et le Cheam réalisent le premier numéro de la revue L’Afrique et l’Asie. L’année 1954 marque la fin de la présence française en Indochine et le début de la guerre d’Algérie. A l’initiative du colonel Pierre Rondot, directeur des études, qui connaît bien le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et l’Indochine et qui a pris la relève au décès de Robert Montagne le Cheam devient le Centre des hautes études administratives sur l’Afrique et l’Asie modernes. En 1967, au départ de Pierre Rondot, promu général, Jean-Claude Froelich, administrateur en chef des Affaires d’outre-mer et ethno-sociologue, reprend le flambeau jusqu'à sa disparition en 1972. Un autre officier, Georges Malécot, lui succède alors que le Premier ministre, Pierre Messmer, modifie l’appellation du Centre qui devient le Centre des hautes études sur l’Afrique et l’Asie modernes.

En 1983, Philippe Decraene, spécialiste de l’Afrique au journal Le Monde et professeur à l’Inalco, en prend la direction jusqu’en 1995. La mission du Cheam est précisée par Pierre Mauroy : « formation des Français - fonctionnaires et militaires mais aussi coopérants et personnes du secteur privé - qui doivent séjourner en Afrique et en Asie sur les problèmes des pays de la zone ; information générale sur ces régions ; perfectionnement de hauts fonctionnaires africains ; recherche et publications afférentes à ces sujets. ».. Jean-Pierre Doumenge, géographe spécialiste des pays tropicaux, directeur au CNRS, sera le dernier directeur du Cheam jusqu’à sa fermeture le 30 juin 2000.

Les relations nouées lors du stage perduraient au sein de l’association des auditeurs (Acheam) par des publications variées, dont un annuaire de l’association, indispensable pour relier les auditeurs. Un brassage des idées constant était maintenu avec les mardis de l’Acheam, réunions propres aux anciens auditeurs, l’un d’eux venant rendre compte d’un voyage ou d’une mission : l’Irak vu à travers un séjour privé, la Libye parcourue à l’occasion d’une mission culturelle, la Chine vue par une enseignante française dans une université chinoise ... Par ailleurs, des conférences conjointes, dites du jeudi, , mêlaient auditeurs en stage et leurs anciens. En 1998, l’Acheam a publié Les anciens du Cheam et la Libération du territoire puis, en 1999, avec le Cheam, Regards sur le Levant, recueil de témoignages des auditeurs présents entre 1940 et 1946. En 2004, le Club Cheam d’ARRI a publié Regards sur l’Indochine.

 

François Toussaint, aujourd’hui l’animateur club Cheam au sein d’ARRI, veille à préserver la mémoire de cette institution qui avait la préoccupation de susciter l’intérêt de cadres civils et militaires à la compréhension et au respect de cultures nouvelles auxquelles ils allaient être confrontés : une expérience et une leçon qui restent d’actualité.

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