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VOYAGE ARRI EN HONGRIE DU 11 AU 17 MAI 2019

VOYAGE ARRI EN HONGRIE DU 11 AU 17 MAI 2019

VOYAGE ARRI EN HONGRIE DU 11 AU 17 MAI 2019

Information

PARCOURS : BUDAPEST - ESZTERGOM - VISEGRÁD - SZENTRENDRE - SZÉKESFEHÉRVÁR - HEREND - VESZPRÉM - ABBAYE DE PANNONHALMA

 

La Hongrie et l’Europe aux prises avec l’histoire

Au cours de ces dernières années, ARRI s’est attachée à acquérir une meilleure connaissance des pays membres de l’Union européenne. Après avoir visité la Finlande, l’Estonie et le Danemark, la Hongrie sera notre prochain voyage. Celui-ci intervient dans un contexte de relations particulièrement tendues entre la Hongrie et l’Union européenne.

Comment peut-on comprendre l’état d’esprit de la Hongrie contemporaine si l’on oublie le sort de ce pays depuis le début du XXème siècle ? A l’instigation de Georges Clemenceau, par haine du catholicisme et par volonté de créer une Serbie indépendante, l’Empire d’Autriche Hongrie est dissout à la suite du Traité de Trianon en 1920. De nouvelles nations sont créées et la Hongrie perd les deux tiers de son territoire peuplés de Magyars. Cette partition se fait au nom de deux principes : celui de l’État-nation, cher au président Wilson, et celui de la permanence des frontières, chère à Clemenceau. Les rives septentrionales du Danube, peuplées majoritairement de Hongrois, sont ainsi cédées à la Tchécoslovaquie, la Transylvanie rejoint la Roumanie et la Voïvodine la Yougoslavie.

La défaite de l’Allemagne, aux côtés de laquelle la Hongrie s’était engagée pour récupérer la Voïvodine, et l’arrivée de L’URSS en 1945 réduisent la Hongrie à ses frontières de 1920. Deux millions de Hongrois constituent les minorités hongroises hors des frontières du pays. Ils sont à distinguer des Hongrois de la diaspora vivant à l’étranger. Ces minorités sont situées principalement en Roumanie (1,2 million), en Slovaquie (500 000), en Serbie (250 000), en Ukraine (150 000) et accessoirement en Autriche, en Croatie et en Slovénie.

En dépit d’une intégration dans l’Union européenne et dans l’OTAN, ces minorités vont devenir un des éléments fondamentaux de la vie politique hongroise à partir de la disparition de l’URSS. Les membres de ces communautés sont considérés comme des citoyens à part entière. Ils peuvent avoir un passeport hongrois et voter aux élections nationales. Ils nourrissent l’attachement profond des Hongrois à leur identité nationale, lequel est d’autant plus fort que le catholicisme, face à l’islam et à l’orthodoxie des peuples d’Europe centrale, en fait partie. Aussi, n’est-il pas étonnant que le gouvernement actuel élu manifeste sa défiance à l’égard d’institutions européennes peu soucieuses des identités nationales, favorables au mondialisme, au libéralisme, au multiculturalisme, à l’émigration.

Cette défiance est accentuée par le fait que la Hongrie a le sentiment d’être l’un des anciens pays de l’Est les plus vertueux et les plus dynamiques sur le plan économique. Avec un PIB par habitant de 28 910 euros, équivalant à celui du Portugal ou à celui de la Pologne selon le classement du FMI, la Hongrie affiche des résultats que la plupart des pays européens pourraient lui envier : croissance de 4 % en 2017 et de 4,3 % en 2018 due au net accroissement des investissements, avec un mouvement général concernant les entreprises, les ménages et l’État. Pour les prochaines années, le gouvernement prévoit 4,1 % en 2019 ; 4 % en 2020 ; 4,2 % en 2021 ; 4,1 % en 2022. Le déficit budgétaire reste inférieur à 3 % (1,7 % en 2017 ; 2,4 % en 2018 ; 1,8 % en 2019). La dette publique est en baisse (73,6 % en 2017 ; 73,2 % en 2018 ; 69,6 % en 2019 ; 59,7 % en 2020).

À ce stade, les observateurs économiques parient sur une décélération de la croissance à 3 % voire 2,2 % d’ici à 2022 à cause de l‘insuffisance des capacités de production, d’un marché du travail tendu (taux de chômage 3,7 % fin avril 2018) et de la baisse des fonds européens. Pour cette raison, la Hongrie, membre du groupe 16 + 1, développe un partenariat stratégique avec la Chine pour compenser cette perte de fonds européens.

Indépendamment de la révision des critères d’attribution des fonds structurels, cette perte sera d’autant plus importante si l’Union européenne sanctionne la Hongrie pour un défaut de respect des principes du Traité de Lisbonne. Cette attitude de l’UE ne peut qu’exacerber la défiance du peuple et du gouvernement hongrois très attachés à leur indépendance, laquelle est le fruit des épreuves traversées depuis 1920 dont, comme le rappellent parfois nos amis hongrois à juste titre, nous sommes en partie responsables.

Jacques André Troesch, président

 

Informations auprès de Geneviève Tinturier, secrétaire général d'ARRI, par téléphone 01 45 27 46 17 ou par mail : arri.tinturier@orange.fr

 

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