Le club a fusionné avec ARRI en 2001, regroupe les auditeurs du Centre des Hautes Etudes sur l'Afrique et l'Asie Modernes.
François TOUSSAINT en est le responsable.

L’association des auditeurs du Centre des hautes études sur l’Afrique et l’Asie modernes (Cheam), crée en 1948, a rejoint ARRI en 2001. Le club s’est constitué et a réalisé la publication d’ouvrage consacré à l’action des auditeurs en Indochine et un annuaire mémorial. Actuellement, une centaine d’auditeurs sont membres d’ARRI. Le Club Cheam s’efforce, dans l’esprit d’ARRI, de promouvoir « une meilleure intelligence du monde » africain comme asiatique.

 

La mémoire du Cheam

 

La bibliothèque du Cheam a été versée à la Documentation française ; un jeu de mémoires des auditeurs (5 000 environ) sont conservés par le Centre des archives contemporaines (CAC) de Fontainebleau ; un autre jeu de mémoires (3 500 environ), récupéré par l’Acheam, est déposé, ainsi qu’une collection de la Revue sur l’Afrique et l’Asie modernes, à la bibliothèque de l’académie des Sciences d’outre-mer, rue La Pérouse à Paris.

 

Rappel historique

 

En 1936, à l’instigation de Robert Montagne, officier de marine et sociologue, fut instauré un Brevet des hautes études d’administration musulmane dans le but de perfectionner les administrateurs civils et militaires affectés dans les territoires sous mandat et les pays d’Afrique du Nord. La préparation de ce brevet fut confiée au Centre des hautes études d’administration musulmane (Cheam), placé sous la tutelle du Premier ministre et hébergé au 13 rue du Four, par l’université de Paris I-Sorbonne.

 

Chaque année, la session du Cheam réunissait une quarantaine de stagiaires de la fonction publique (civils et militaires) auxquels, se sont joints, au fil des années, des représentants de la société civile. Réunis une journée par semaine, ces hommes et ces femmes d’horizons différents suivaient des cours sur les civilisations et les réalités des zones concernées et pouvaient échanger leurs expériences de terrain.

 

De novembre 1937 à juin 2000, le Cheam a vu passer quelques 2 740 stagiaires : administrateurs de la France d’Outre-mer, contrôleurs civils, magistrats, fonctionnaires, en particulier des Affaires étrangères et de l’Intérieur, officiers, membres des ONG et auditeurs privés, avocats, médecins, religieux, professeurs de faculté, etc.

En 2000, diverses considérations amenèrent à la suppression du Centre, non remplacé depuis dans son rôle de formation spécialisée des hauts fonctionnaires et les responsables de la société civile, appelés à travailler à l’international.

 

Une ambition

 

Les auditeurs nourrissent l’espoir de voir renaître un nouveau Cheam adapté aux nécessités de notre époque : au niveau de l’Europe, en particulier du projet d’Union pour la Méditerranée.

 

Il serait souhaitable de mettre à la disposition du pays un « outil » permettant de mettre en rapport, de manière quelque peu informelle, des responsables de l’État et de la société civile (entreprises, PME, ONG, etc.), déjà avertis des problèmes internationaux, pour leur permettre d’approfondir leur réflexion sur les cultures, les échanges économiques, le rayonnement de la France et de l’Europe, la Francophonie, la coopération et le développement, etc.

 

Il conviendrait de placer cet organisme au niveau interministériel, auprès d’une structure support, tel l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) ou l’ENA internationale installée aujourd’hui en un lieu symbolique, l’ancienne école de la France d’outre-mer, avenue de l’Observatoire à Paris.

 
 

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